Le débat sur le changement climatique

Le débat sur le changement climatique et son impact sur les comportements humains. Une étude menée par Vattenfall.

Le changement climatique envahit les médias que nous lisons, regardons et écoutons, les médias sociaux que nous utilisons, et les conversations que nous avons avec les personnes qui nous entourent. Par conséquent, il n'est pas surprenant de voir qu'il forge de plus en plus nos comportements, notre façon de consommer et la manière dont nous choisissons d'organiser nos vies au quotidien.

Nous pensons qu'il est important de mieux comprendre de quelle manière le débat sur le changement climatique nous touche. C'est pourquoi, nous avons décidé de mener une étude auprès de 7 220 adultes répartis dans sept pays clés, et d'en tirer une analyse sur la façon dont le sujet du changement climatique est traité dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Vous trouverez les résultats clés ci-dessous.

Téléchargez notre rapport

A propos de l’essor de l’éco-anxiété

Dr Renée Lertzman, experte en psychologie du changement climatique et notre consultante externe, partage son analyse de l’éco-anxiété.

Quel ressenti des individus sur le changement climatique?

Pour dessiner une véritable image des points de vue des individus autour du changement climatique, nous avons étudié dans quelle mesure ce problème est considéré comme urgent, et dans quelle mesure il les inquiète.

Une inquiétude croissante

Environ 1 personne sur 3 (32 %) voit le changement climatique comme étant le plus gros problème de notre époque.

XvalueYvalue
Climat32
Guerres 23
Nourriture/d'eau15

Le changement climatique n’est pas seulement perçu comme un problème important parmi tant d'autres. Il est perçu par la majeure partie des participants à notre étude, comme étant le plus gros enjeu de note époque, loin devant tout autre problème mondial, comme les guerres et conflits (23 %) et le manque de nourriture / d'eau pour certaines personnes (15 %).

 

Éco-anxiété : un vrai problème

Une grande majorité (68 %) des personnes interrogées se décrivent comme « assez inquiètes » ou « extrêmement inquiètes » par le changement climatique.

xValueyValue
7
26
Assez inquiètes46
Extrêmement inquiètes22

Le débat récent sur la montée du phénomène de l’ « éco-anxiété », décrit pour la première fois par The American Psychological Association en 2017 comme une « peur chronique de l'avenir environnemental », souligne l'importance de ce problème. Différents articles et rapports académiques montrent que l'éco-anxiété a explosé au sein du monde occidental, et nos résultats le confirment dans les sept pays étudiés.

Un problème transgénérationnel

Le changement climatique est loin d'être un problème qui n’inquièterait que les jeunes.

Notre étude montre que 64 % des 55-64 ans sont inquiets par la menace du changement climatique contre 74 % chez les 16-24 ans. Bien qu'il soit légèrement plus prononcé dans la tranche d'âge des plus jeunes, le changement climatique est vraisemblablement un problème partagé par toutes les générations confondues.

Les grands acteurs doivent mener le mouvement du changement

Les sondés voient le climat comme un problème que les grandes entreprises, les gouvernements et le secteur de l'énergie sont les mieux à même de gérer.

61 % des sondés indiquent que les grandes entreprises ont la capacité de ralentir le changement climatique en modifiant leurs activités. 42 % pensent que les gouvernements ont un rôle crucial à jouer, notamment en mettant en place des politiques en faveur du climat. 32 % considèrent que les énergéticiens ont le plus gros impact en fournissant davantage d'énergies décarbonée. En parallèle, seuls 26 % estiment que ce sont les individus qui sont les plus à même de ralentir le changement climatique.

Comment le changement climatique est-il abordé ?

Après avoir examiné l'attitude des sondés face au changement climatique, nous avons observé de quelle manière le sujet était abordé dans les médias, et comment les personnes se souviennent des articles sur le sujet.

Attention portée sur les avancées négatives

Nous avons identifié 3 types d'articles dans les medias : les récits négatifs à dimension factuelle, les récits négatifs à dimension émotionnelle et les récits sur les avancées positives.

xValueyValue
37
Les récits négatifs à dimension émotionnelle23
Les récits négatifs à dimension factuelle38

La majeure partie des récits sur le changement climatique sont négatifs (61 %), et répartis en deux sous-segments : une couverture factuelle par nature (38 %) et une couverture négative plus émotionnelle (23 %). De même, il existe une part significative du contenu médiatique classé comme positif (37 %) traitant d'exemples de progrès et d'engagements pris par une grande variété d'acteurs.

Où peut-on trouver les articles sur les avancées positives ?

79 % des articles de la presse nationale et internationale sont de nature négative (combinant les aspects négatifs factuels et émotionnels).

xValueyValue
21
Aspects négatifs79

Les médias nationaux et internationaux les plus répandus racontent davantage d'histoires sur les avancées négatives du changement climatique. Les récits sur les avancées positives sont plus répandus dans la presse locale et spécialisée. La prépondérance des récits négatifs dans les médias nationaux et internationaux est très significative au vu du plus vaste public de ces publications, et, de leur rôle dans la définition de l'écosystème médiatique.

Les personnes pensent que c'est encore moins

Seuls 12 % des articles dont les sondés se souviennent portent sur des avancées positives.

Nous constatons que les souvenirs des personnes concernant les articles sur le changement climatique sont encore plus négatifs que les articles eux-mêmes. Alors que plus d'un tiers (37 %) de la couverture réelle est positive par nature, les sondés ne se rappellent que d’1 article sur 10 (12 %) portant sur une avancée positive.

Les mêmes tendances dans les réseaux sociaux

De même, on constate que les discussions sur les médias sociaux sont également majoritairement négatives, en lien avec ce dont les gens se souviennent avoir vu.

Dans notre analyse, nous avons découvert que les discussions négatives sur les médias sociaux étaient trois fois supérieures aux discussions positives. Comme pour la couverture médiatique, peu de personnes (13 %) se souviennent de contenu issu des réseaux sociaux comme étant principalement positif, suggérant donc que les réseaux sociaux complètent le cycle des articles négatifs.

Quel impact sur notre comportement?

Enfin, nous avons voulu étudier l'impact des débats sur le changement climatique que nous avons décrit sur les émotions et le comportement réel.

Le débat nous touche émotionnellement

La forte présence de couverture négative dans les médias et sur les réseaux sociaux augmente le sentiment d'anxiété et d'impuissance chez les gens.

40 % des personnes interrogées disent qu'ils se sentent « anxieux à propos de ce qui pourrait arriver à la planète ». Cela s'accompagne d'un plus large éventail d'émotions, dont la colère « sur le manque d'efforts réalisés pour contrer le changement climatique » (35 %) et le sentiment d'être « impuissant(e) pour arrêter le changement climatique » (27 %). Ce constat démontre une réponse émotionnelle complexe sur le sujet et vis-à-vis des conversations à son propos.

Les actions individuelles comptent-elles ?

Le niveau d'action est réduit du fait que les personnes ne voient pas d'articles assez engageants sur les progrès positifs réalisés.

Outre les obstacles concrets pour changer les comportements comme le coût et l'aspect pratique, nous voyons un thème constant entre tous les types de comportements, à savoir celui de croire que les actions des individus n’auraient qu'un impact négligeable sur le changement climatique. Ce sentiment est particulièrement prononcé chez les personnes se rappelant principalement des récits négatifs.

Les avancées positives inspirent !

Nous constatons que l’inspiration tirée de ce que d'autres font pour faire reculer le changement climatique est lié à un taux de comportements éco-responsables plus élevé.

Voir d'autres personnes montrer l'exemple, comme des actes forts de la part d'entreprises et de gouvernements, ou même de particuliers, inspire pour prendre de nouvelles mesures au sens large. Nous voyons également que ces sentiments positifs sont fortement amplifiés en voyant une couverture plus positive sur le changement climatique. En sens inverse, une couverture évoquant le sentiment d’impuissance est lié à un niveau d'action plus bas.

Il faut un débat équilibré

Les personnes qui se sentent « inspirées » par les actions d'autrui, ou en colère devant ce que d'autres ne font pas, sont plus susceptibles d’agir eux-mêmes.

Adopter un ton négatif pour le sujet n'est pas inutile en soi. Cela permet de se rendre compte de la gravité du problème et peut entraîner une réponse émotionnelle faisant passer à l’action. Cependant, nous pensons que le discours doit être équilibré avec des faits positifs pour inspirer davantage de comportements en faveur du climat.

Vattenfall : Notre engagement et la voie à suivre

En tant que groupe énergétique majeur en Europe, nous reconnaissons que nous avons un rôle important à jouer dans la lutte contre le changement climatique. C'est pourquoi, nous nous engageons pour un mode de vie respectueux du climat et pour rendre possible une vie sans énergie fossile d’ici une génération. Nous nous efforçons d'y parvenir pour les particuliers et les entreprises en visant l'élimination complète des combustibles fossiles.

Chez Vattenfall, nous avons modifié tout notre portefeuille de produits pour passer à une production sans énergie fossile. Nous avons un programme clair pour éliminer les dernières usines de production à base de combustible fossile. En plus de ce programme, tous nos nouveaux investissements dans les capacités de production sont focalisés sur les énergies renouvelables. Nous reconnaissons que nous avons également la possibilité de contribuer à la diminution des émissions de dioxyde de carbone dans d'autres secteurs que l'énergie, comme le transport et le secteur industriel.

Nous reconnaissons également que nous ne sommes qu'un des acteurs parmi tant d'autres dans notre secteur, et dans l'économie en général. Notre objectif en menant cette étude était de comprendre le système dans lequel nous opérons au sens large. Les interactions compliquées des médias, des gouvernements, des entreprises et des particuliers, forment le contexte dans lequel nous essayons de faire la différence.

Nous partageons les résultats avec le plus grand nombre dans un esprit d'humilité, en reconnaissant que d'autres personnes sont plus qualifiées que nous pour en comprendre tous les enjeux. Nous acceptons volontiers les idées, les commentaires et les remarques de toutes sortes. Nous vous invitons ouvertement à nous rejoindre dans notre quête d'une vie sans énergie fossile et espérons que vous partagerez vos progrès positifs par la même occasion. Ensemble, nous sommes persuadés que nous pouvons rendre ce futur possible.

Téléchargez notre rapport

A propos du débat sur le changement climatique

Dr Renée Lertzman partage son analyse à propos du débat sur le changement climatique et son impact sur les comportements humains.

Voir aussi

Fille en pull vert face à l’objectif

Nous prenons des mesures sans précédent pour réduire l’impact du changement climatique.

Enfants jouant sur une colline

Notre stratégie vise à fournir l’énergie nécessaire à une vie plus respectueuse du climat.

Femme sur un vélo électrique

Nous sommes responsables de nos impacts environnementaux et sociaux.